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Pays émergents : une diversification intelligente ?

Risquées à court terme, mais riches de promesses pour les investisseurs patients... Les Bourses d'Asie, d'Europe de l'Est ou d'Amérique latine sont de plus en plus souvent considérées, par les professionnels de la gestion, comme des diversifications intéressantes pour doper la performance d'un portefeuille boursier. Certaines banques n'hésitent plus à proposer aux particuliers de souscrire des fonds investis sur ces zones géographiques, y compris parfois, grâce à des techniques de gestions spécifiques, dans le cadre d'un PEA (plan d'épargne en actions).

Toutefois, cet espoir suppose d'accepter une forte volatilité. L'an dernier, les fonds qui investissent sur ces pays ont gagné entre 24% et plus de 40% en moyenne selon les zones qu'ils privilégient. Ces Bourses émergentes ont aussi bien tenu le cap au premier trimestre... avant de subir à partir de mars-avril une sévère correction, victimes d'un climat international peu porteur, entre remontée des taux, envolée des prix du pétrole et du cours de l'or et crainte sur l'atterrissage en douceur de l'économie chinoise.


Depuis la fin mars, selon Europerformance, les fonds spécialisés ont ainsi reperdu plus de 7%. Certaines places boursières ont même chuté plus fortement encore. Empêtrée dans l'affaire du géant pétrolier Youkos, la Bourse russe – qui, en avril, avait gagné plus de 40% depuis le début de l'année – a par exemple reperdu depuis toute son avance.


Les arguments ne manquent pas. En Russie, certains professionnels estiment par exemple que les craintes suscitées chez les investisseurs par les déboires de Youkos ont éclipsé de bonnes nouvelles, comme la transformation rapide de l'économie.  Optimisme aussi pour les autres marchés boursiers locaux (Pologne, Hongrie, République tchèque). Depuis le début de l'année, certains ont progressé de plus de 20%. Dans le secteur de l'énergie par exemple, les PE sont de 7 fois les bénéfices en Europe de l'Est, alors qu'ils s'élèvent à 13 fois ces bénéfices sur l'Eurostoxx 600 et 15 fois sur l'indice américain S&P 500, selon les calculs de Raiffensen Capital Management.


En revanche, le ciel se dégage pour l'Amérique latine. Le marché mexicain peut profiter des prix élevés du pétrole. Le Brésil tire parti de l'envolée des prix des matières premières (métaux notamment), l'une de ses spécialités, mais aussi d'une amélioration de la conjoncture économique : les salaires ne baissent plus, le chômage diminue, la consommation repart.

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